Des coups de feu autour d’une école primaire sèment l’émoi

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(Mirabel) Des coups de feu autour d’une école primaire ont forcé une intervention policière. 

Les policiers de Mirabel sont intervenus massivement autour de l’école primaire de la Volière à Saint-Colomban à sept heures ce matin (vendredi) après que le concierge de l’établissement ait entendu des coups de feu autour de l’école.

« En définitive, ce n’était que des chasseurs », a expliqué Pierre Morel du Service de police de Mirabel. Ce dernier explique que les chasseurs ont le droit de pratiquer leur sport à 300 pieds, d’une maison ou même d’une école.

M. Morel explique que les autorités ont pris la menace au sérieux.  « Dès qu’on a eu l’appel, on a établi un « code noir »  et on est intervenu en force. Il y aurait pu y avoir une fusillade », explique le porte-parole. C’est donc toute une équipe qui a été déployée peu après l’appel au 911 de l’école primaire. « On ne prend pas de chance et on intervient. Nous avions deux équipes puisqu’il s’agissait du changement de chiffre au moment de l’appel 911 », explique M. Morel.

Le Service de police de Mirabel a vérifié autour de l’école et a fini par constater qu’il s’agissait de chasseurs. « Ils étaient au delà du 300 pieds légal. En fonction de la température ou des conditions atmosphériques le son n’est pas le même. Tout était dans les normes. C’est la saison de la chasse », a dit M. Morel. Il a rajouté qu’il valait mieux une fausse alerte qu’une vrai mais que cela démontrait le niveau de préparation de son service de police.

300 mètres

« c’est la saison de la chasse et la loi le permet », a expliqué Alain Cossette de la Fédération Québécoise des chasseurs et des pêcheurs. Ce dernier explique qu’il n’y a jamais eu un non chasseur qui a été blessé par un chasseur. Il dit qu’il faut comprendre que 70% de la chasse se fait en municipalité et dans des régions comme Mirabel et Saint-Colomban. Il affirme qu’il serait impossible pour les chasseurs de réaliser leur activité ancestrale Si le périmètre d’interdiction était augmenté.

« Il y aurait beaucoup moins d’endroits où l’on pourrait chasser car il y des bâtiments partout et la chasse se pratique en milieu municipalisé dans une proportion de 70% “, a expliqué M. Cossette.

La commission scolaire de la Rivière du Nord se réjouit des réflexes de son concierge « Tout notre personnel est avisé  de réagir rapidement en cas de danger envers nos élèves. Nous procédons à des entraînements à chaque année », a expliqué Nadine Brochu, porte-parole à la commission scolaire de la Rivière du Nord.

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