Docufiction : Le visage de l’intimidateur Sensibiliser à l’intimidation par le regard des intimidateurs

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(Sainte-Thérèse) L’École Saint-Gabriel vient de donner naissance à un court métrage (fiction documentaire) dans lequel cinq intimidateurs réfléchissent devant la caméra à leurs comportements malsains et aux conditions qu’ils ont dû réunir pour rendre leur milieu scolaire plus sécuritaire. Ce court-métrage, produit par des élèves de Sport-études, sert de déclencheur pour une tournée de prévention annuelle au 2e cycle dans l’école. Elle sera maintenant offerte à l’ensemble des écoles secondaires de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) pour appuyer leur démarche de sensibilisation ainsi que sur le web.

C’est en juin 2017, dans le cadre de l’évaluation du plan de lutte à l’intimidation de l’école que les jeunes de 5e secondaire ont été questionnés pour connaître leur avis sur l’évolution de leur milieu depuis cinq ans en ce qui a trait à l’intimidation. Leurs constats ont servi de base au projet.

Une création d’équipe

Deux enseignantes d’art dramatique (Annie Ménard et Stéphanie Blais) soutenues par le comité plan de lutte à l’intimidation ont recruté des jeunes qui se sont engagés dans la rédaction du scénario. Composé d’un psychologue, d’éducatrices et éducateurs, d’enseignants et de la direction adjointe, le comité a eu un rôle central critique dans la réflexion, afin d’assurer une bienveillance sur le traitement de thèmes parfois sensibles. Ce sont les techniciennes en éducation spécialisées qui ont animé les discussions postvisionnement auprès des jeunes. Aussi, la conseillère pédagogique en prévention et en traitement de la violence a donné des avis légaux et des balises ministérielles permettant d’encadrer les informations véhiculées dans la vidéo.

Une collaboration étonnante

Des partenaires de renom ont participé à ce projet soit : Benoît Archambault du groupe Mes Aieux qui a composé la chanson thème tout à fait gratuitement; le comédien Jean-Marc Dalphond qui a joué un rôle dans le court-métrage; la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Thérèse qui a remis une bourse afin de financer une partie du projet (à l’occasion d’un concours que l’école a remporté pour l’originalité de sa démarche) et la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville qui est venue également participer au tournage afin d’expliquer leur rôle de prévention et les aspects légaux reliés à l’intimidation.

Citation
Nous avons choisi de développer un produit médiatique populaire chez les jeunes soit la vidéo et de la diffuser sur YouTube et dans les réseaux sociaux afin de rayonner là où se trouvent les jeunes : sur le Web. De plus, les problématiques contemporaines abordées dans notre court-métrage nous semblaient être d’intérêt public : l’image stéréotypée des intimidateurs, la cyberintimidation, l’hypersexualisation, la pression sociale dans les relations de couple, le racisme, l’homosexualité et les modèles adultes d’intimidateurs. Céline Chagnon, directrice adjointe, Saint-Gabriel

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