(Ferme Neuve) Un éleveur de bovins des Laurentides s’est fait voler 25 bêtes d’une valeur de 45 000$ en pleine nuit sans s’en rendre compte.

Guillaume Lachaine n’en revenait toujours pas de s’être fait voler son bétail qui broutait dans ses champs pendant la nuit. « Je me suis fait voler 12 vaches et 12 veaux et une femelle de remplacement dans la nuit de mardi à mercredi. Ils devaient être bien organisés », explique l’éleveur.

L’homme évalue ses pertes à plus de 45 000$. « Mes animaux sont sur une terre louées à 4 km de chez moi pour le pâturage l’été », explique M. Lachaine. Ce dernier rajoute que l’endroit où il met sont bétail l’été est quand même isolé.

Il dit qu’il y a des clôtures en forme d’entonnoir sur le terrain afin de pouvoir charger les bêtes à la file dans un véhicule. « Ils se sont servis de ça pour les faire monter dans une remorque selon les informations que j’ai », explique l’homme.

Les animaux de l’éleveur sont tatoués afin de les identifier. / Photo: courtoisie

La police a débuté son enquête jeudi matin. « Je n’ai pas vu cela depuis longtemps, je ne crois même pas avoir vu ça dans ma carrière » , lance Marc Tessier, porte-parole à la SQ.

André Forget des abattoirs Jacques Forget croit que la viande est destinée à des connaissances des voleurs. « Les réintroduire sur le marché serait assez difficile. Tous les animaux sont identifiés. Aucun abattoir n’oserait perdre son permis pour quelques milliers de dollars de rabais », estime le président des Viandes Jacques Forget.

Facile de déjouer la traçabilité du bétail

Julien Levac Joubert de l’UPA explique qu’un bovin, c’est comme une voiture. On peut changer son numéro de série. Chaque vache a une puce qui est fixée à l’oreille, mais le système est facile à déjouer selon l’UPA. Les voleurs ont juste à couper le traceur avec des ciseaux et le remplacer par un autre.

En avoir un autre semble assez simple selon l’UPA. C’est l’organisme Agri-traçabilité Québec qui est en charge de fournir le numéro de série de chaque animal.

« La personne a juste à téléphoner à l’ATQ et à dire que sa vache a perdu son tag à l’oreille et il vont lui en redonner un autre », explique Julien Levac Joubert de l’UPA.

Selon lui, il n’y a que deux débouchés pour les bêtes volées. Sois qu’elles s’en vont dans une boucherie clandestine ou qu’elle vont dans un élevage d’engraissement.

Marie Christine Talbot, directrice générale de l’ATQ, explique qu’il y a une règlementation à suivre au niveau de l’identification de chaque bête au Québec et au Canada. Les éleveurs sont obligés de respecter la réglementation en vigueur. « C’est certain que s’il y en a qui déjoue le système, cela peut-être plus long à repérer », dit-elle. Elle estime que le système fonctionne bien néanmoins.

Partagez

Commentez

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.