Nouvelle gare à Mirabel: l’UPA n’en veut pas en zone agricole

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(Mirabel) Des agriculteurs membres de l’Union des producteurs agricoles (UPA) ont manifesté lundi soir (12 février) devant l’hôtel de ville de Mirabel pour dénoncer le choix d’emplacement de la nouvelle gare qui sera située en zone agricole. 

Ils étaient une dizaine, pancarte à la main, à déplorer le choix de la rue Victor comme emplacement de la nouvelle gare de Mirabel. Les agriculteurs auraient préféré que la ville arrête son choix sur le site plus urbain de la rue Charles, plus près des résidences et des services.

Les manifestants ont profité d’une assemblée publique du conseil municipal de Mirabel pour faire valoir leurs arguments.

Oui à la gare, non à l’endroit

L’UPA a tenu à préciser qu’elle est favorable à un projet de gare à Mirabel, mais elle aurait voulu qu’il ne se fasse pas au détriment de l’agriculture.

« Depuis 2005 on a toujours dit qu’une gare ça va dans un milieu urbain. Quand on fait une gare on s’arrange pour que les gens y aient accès à pied ou à vélo mais le moins possible en auto. L’endroit où on veut mettre la gare est en pleine zone agricole, les résidents vont aller à la gare en auto », explique Richard Maheu, président de la Fédération UPA Outaouais-Laurentides.

Les explications du maire

Pressé de questions par les manifestants venus assister à la réunion du conseil municipal, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, a expliqué que ce sont les spécialistes du Réseau de transport métropolitain (RTM) qui ont statué que le site de la rue Victor était plus avantageux.

« Si le site de la rue Victor a été choisi c’est qu’il représente plusieurs avantages majeurs. Ce site est sécuritaire à tous les points par rapport au site de la rue Charles qui aurait posé plusieurs enjeux sur le plan de la sécurité et de la fluidité », a expliqué le maire.

Le maire de Mirabel, Jean Bouchard. / Photo: Dave Parent

 

 

 

 

 

Jean Bouchard a aussi proposé d’organiser une réunion d’information avec les spécialistes du RTM, afin que ces derniers expliquent leur décision aux agriculteurs. Les membres de l’UPA ont accepté l’invitation.

« L’UPA ne jette pas l’éponge et continue de dire que ce choix imposé est un non-sens. C’est carrément une gifle pour les producteurs de la région », conclut le président du Syndicat UPA Sainte-Scholastique, Marcel Denis.

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