Livrer le journal est sa raison de vivre

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Un camelot âgé de 90 ans de Lanaudière n’a jamais manqué une seule journée de travail en 22 ans de services, même s’il est présentement confronté à son pire hiver en carrière.

Clément Arpin se lève à 2h30 du matin à tous les jours depuis 1997 pour recevoir sa «run» de journaux d’un livreur du Journal de Montréal.

Au volant de son Ford Focus 2000, la pile de 138 journaux (il en a habituellement 160) de M. Arpin est bien empilée sur le banc du côté passager, alors que le Journal l’a accompagné pour une nuit de livraison dans la municipalité de Saint-Félix-de-Valois.

Alors que son premier client est son voisin immédiat, le camelot parcourt pratiquement le même trajet d’environ 80 km, à tous les matins.

«Malade pas malade, tempête de neige ou pas, j’y vais et j’adore ça, a déclaré celui qui est veuf depuis 22 ans. Toute ma famille est décédée, mais après 20 ans, mes clients sont comme mes frères et sœurs.»

Le pire hiver

L’hiver actuel le confronte cependant à l’épreuve la plus difficile de sa carrière de camelot. «C’était passable pour les autres hivers, mais cette année, ça n’arrête pas, a expliqué celui qui a jadis été guitariste et travailleur pour la compagnie Cadbury. Il y a quatre pieds de neige sur les maisons régulièrement, je n’ai jamais vu ça.»

L’homme qui vit présentement dans une maison avec une amie a ajouté que le présent hiver lui rappelle ceux de son enfance en Abitibi-Témiscamingue.

 

«Et la tempête de cette semaine (le 13 février) m’a vraiment épuisé, je me suis couché en arrivant et j’ai pleuré», a dit l’homme qui prend habituellement le temps de manger en revenant de son travail.

Inébranlable

Il en faut cependant plus pour arrêter celui qui a déjà eu un accident de voiture dans ses premières années de livraison. «J’ai parlé avec les ambulanciers et je suis allé terminer mes livraisons tout de suite après», a raconté celui qui n’a jamais fumé et jamais eu de maladies graves.

  1. Arpin s’est aussi déjà fait attaquer par un gros chien il y a 5 ans. «J’avoue que j’ai eu peur, a dit celui qui traîne aussi de la nourriture pour les chats et chiens afin de les nourrir durant ses livraisons. Je suis également tombé quelques fois sur la glace, mais ça ne m’empêche pas de travailler.»

Admiration

Hubert Beausoleil est un commerçant de Saint-Félix-de-Valois abonné au Journal de Montréal depuis 22 ans. Il croise Clément Arpin presque qu’à tous les matins de la semaine à son commerce d’informatique.

«Clément est un enfant qui ne vieillit pas, a-t-il dit à la blague, après avoir reçu son journal. Je ne connais pas personne qui ferait ça hiver après hiver aussi longtemps.»

Le patron de Clément Arpin, André Aylwin, confirme que son camelot légendaire n’a jamais manqué une seule journée en 22 ans.

«C’est tout un phénomène en comparé les jeunes qui durent pas très longtemps dans les secteurs ruraux, a-t-il dit sans hésiter. Le médecin lui a dit que c’est sa vie et qu’il ne doit pas lâchez ça.»

Clément Arpin termine habituellement ses livraisons vers 9h. «Je vais continuer tant que je suis capable», a ajouté le livreur de journaux.

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