En amour avec ses chiens de traîneaux depuis 50 ans

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Alors qu’il préférait gérer ses nombreux chiens que ses employés, un résident de Lanaudière vit une grande relation d’amour avec ses chiens de courses de traîneaux depuis 50 ans.

Rosaire Perron, 73 ans, se souvient que son colley le suivait lorsqu’il allait à son école de rang à Charlevoix, au primaire.

«Il m’attendait en restant assis sur la galerie et il revenait avec moi», se rappelle avec émotions l’homme qui a ensuite vécu avec une douzaine de Huskies dans un triplex du quartier Anjou, au début des années 1970.

Rigoler avec les chiens

L’amour des chiens n’a jamais lâché celui qui allait devenir musher, un conducteur de traîneaux à neige tirés par un attelage de chiens. «J’ai encore besoin de mes chiens, parce qu’ils font toujours de quoi pour me faire rire», explique.

Rosaire Perron croit être resté jeune grâce à ses bêtes poilues. Il aime d’ailleurs les observer après les avoir nourries. «Des fois, tu penches ta tête, le chien se penche la tête, décrit le propriétaire de 18 chiens. Si j’en flatte un, je n’ai pas le choix de flatter tous les autres.»

La passion de M. Perron préoccupe parfois sa femme, qui vient le voir à son chenil situé à un peu plus d’un kilomètre de son terrain.

 «Je pars plus longtemps que prévu», a dit celui qui s’est remarié, il y a 28 ans, avec son épouse actuelle.

«Il y a 30 ans, mes chiens m’ont coûté mon divorce, pense le père de deux enfants. Mais je n’ai aucun regret parce que je voulais continuer à vivre ma passion.»

Mieux que les humains?

Rosaire Perron a gagné sa vie comme entrepreneur général en construction. Selon lui, mener des équipes d’hommes était beaucoup plus difficile que mener des meutes de chiens.

«Le monde du travail était stressant et j’avais des jobs stressantes, mais quand j’arrivais dans mon chenil, tous les chiens étaient de bonne humeur et contents de me voir, décrit Rosaire Perron. Personne ne chialait.»

«Ça m’a souvent calmé pour ensuite prendre des bonnes décisions.»

Les courses de traîneau à chien

C’est au début des années 1970 que Rosaire Perron a adopté un Malamut d’un homme qui possédait des chiens de course de traîneaux. «Il tirait 400 livres dans un traîneau à l’âge de quatre mois, mentionne le dresseur. C’était un chien très puissant.»

Rosaire Perron ne s’est jamais remis du décès de l’animal, frappé par une voiture alors qu’il allait chercher son courrier dans une boîte aux lettres. «J’y pense à tous les jours encore aujourd’hui. Et encore plus lorsque je vais chercher mon courrier.»

M. Perron avait montré à cette bête prénommée Kimo comment amener le gallon de vitre d’eau, la hache, le crochet à bois et surtout, le lunch du maître. Sans le manger, évidement.

Une science

Dresser un chien de courses de traîneaux est une science de psychologie en soi, indique M. Perron, qui a suivi des cours de dressage auprès d’un instructeur ayant entraîné des chiens policiers aux États-Unis.

Les chiens de Rosaire Perron sont des chiens d’élites de courses de traîneaux, appelés des pointeurs. Il s’agit d’une race qui vient de chiens Alaskans, accouplés avec des pointeurs de Norvège. Ce type de chien vient d’un musher qui a gagné toutes les courses en Alaska pendant 10 ans.

Aux dires de M. Perron, le premier chien en avant du traîneau remplit le rôle de leader.

«Ce n’est pas un chien qui se laisse distraire par les choses autour d’eux comme les oiseaux et les écureuils, explique le musher. Ça prend un chien qui écoute, qui est très fort mentalement et qui peut atteindre de bonnes vitesses.»

Les chiens les plus rapides sont capables de courir jusqu’à 40 km/h, parfois plus. Les chiens de M. Perron ont d’ailleurs déjà parcouru 80 km en 2 heures 47 minutes lors du Défi du Lac Saint-Jean en 1990. Ils ont ensuite couru le chemin inverse en 2 heures 47 minutes également.

«Ce n’était pas une surface plane et il y avait des gros bancs de neige, alors il pouvait y avoir un chien sur un banc de neige et un autre sur la glace vive en même temps, explique M. Perron. La cadence était parfaite et il y avait toujours un chien qui tirait l’autre.»

Avec un VTT

L’entraînement des chiens commence au début du mois de septembre. M. Perron prend son VTT et les chiens courent à l’air libre durant une heure.

On développe ensuite leur force. Les chiens doivent traîner le VTT avec les attelages. Ils font aussi du stop and go en traînant le VTT durant deux minutes avant d’avoir deux minutes d’arrêt, et ainsi de suite.

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