Monique Pauzé implore le fédéral de cesser d’investir dans les énergies fossiles

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La députée bloquiste de Repentigny, Monique Pauzé, a récemment participé à la COP 24 en Pologne.

« Si le Canada veut être un chef de file pour limiter le réchauffement climatique de la planète, il devra cesser rapidement d’investir et de continuer à utiliser les énergies fossiles. Ce n’est pas en achetant un pipeline comme celui de Trans Mountain que le Canada montre l’exemple », a déclaré Mme Pauzé.

Selon cette dernière, le pétrole, le gaz naturel et le charbon sont les trois principales sources d’énergie utilisées à travers le monde. Ces énergies fossiles représentent 80% des énergies consommées et elles sont les plus polluantes à cause des particules qu’elles rejettent dans l’atmosphère.

Elle ajoute que si un premier pas semble avoir été fait l’an dernier sur le plan international quand le Canada et le Royaume-Uni ont mis en place un programme de retrait de l’utilisation du charbon, il faut savoir qu’au Canada, seulement 10 % de l’électricité est produite de cette façon.

« On ne peut pas être contre ce programme, mais il faut tout de même rappeler qu’au lendemain de la COP23, le gouvernement Trudeau laissait savoir qu’il n’entendait pas bannir ses exportations de charbon vers les États-Unis, a déploré Monique Pauzé. Pour ma part, les libéraux font preuve d’hypocrisie. C’est le même principe quand il parle d’exporter le pétrole de l’Ouest canadien, se donner bonne conscience en se disant que le gros des gaz à effet de serre sera émis ailleurs n’a aucun sens. Les libéraux ne peuvent pas être les seuls sur la planète à ignorer que les GES n’ont pas de frontières.»

Maintenant que les résultats des négociations sont connus et que les règles sont en place pour la suite des choses, il faut reconnaître que le Canada accuse un retard important dans le contrôle des émissions de GES, affirme Mme Pauzé.  À cet effet, le « Climate Change Performance Index », dont les résultats illustrent les principales différences régionales en matière de protection et de performance climatiques dans 56 pays et dans l’UE, indique que le Canada se situe en 54e position sur 60. Un bilan très peu enviable.

« Le Canada n’a pas d’initiatives en place pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et maintenir le réchauffement en deçà de 2 degrés Celsius d’ici 2100. Il serait grand temps que le fédéral prenne au sérieux le message alarmant du GIEC sur la situation du réchauffement de la planète. Les pays sont conscients des efforts qu’il faut faire, mais ils n’ont pas fait preuve d’ambition pour réduire leurs émissions de GES et ils se contentent de reporter à plus tard des discussions très importantes », a remarqué Monique Pauzé.

« J’ose espérer que peu importe le parti qui sera au pouvoir au cours de la prochaine année qu’il saura augmenter la cible à atteindre pour le bien-être de notre planète et de l’humanité », a conclu Mme Pauzé.

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