Tous les cervidés du Québec sont en danger selon des experts

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(Grenville-sur-la-Rouge) Tout le cheptel des cervidés du Québec est menacé par la maladie débilitante du cervidé à la suite de la découverte d’un premier cas au Québec dans une gigantesque ferme de Grenville-sur-la-Rouge.

monjournal.ca a appris que la ferme touchée est un important fournisseur de géniteurs à travers le Québec depuis des années. L’individu touché serait un mâle de 18 mois.

« Tous nos membres sont nerveux, tous les cervidés du Québec sont menacés en ce moment », explique Armand Plourde, conseiller à l’Union des producteurs agricoles du Québec, qui a confirmé que la ferme fournissait des mâles pour la reproduction.

monjournal.ca s’est rendu hier sur la ferme d’élevage où un premier animal atteint de la maladie a été découvert. L’élevage devait être en quarantaine selon Nicolas Bégin du ministère des Forêts, de la faune et des parcs. Or tout semblait normal.  Il n’y avait aucun employé du gouvernement du Québec. Aucune indication de quarantaine.  Le Journal a même croisé des touristes d’origines mexicaines qui y étaient pour admirer les bêtes.

« Il faut les abattre »

Alain Cossette de la Fédération Québécoise des chasseurs et des pêcheurs (FQCP) était sous le choc.

« Il a nécessairement été en contact avec d’autres animaux. Le gouvernement devrait être sur le terrain », explique Alain Cossette, directeur général de la FQCP.  Ce dernier explique que le gouvernement devrait installer une double clôture et faire abattre tous les animaux rapidement « On risque de contaminer le Québec », dit-il.

La maladie débilitante du cervidé est arrivée au Québec. / Photo: Dr. Terry Kreeger, Wyoming Fish and Game Department

La maladie est trop virulente selon lui. « On fait quoi avec les vaches d’un élevage quand on trouve un cas de vache folle? », questionne M. Cossette.

Comme la maladie se transmet par les fluides corporels tel que le sang, la salive, l’urine et les excréments, elle est difficile à éradiquer.

« Si vous enlevez les animaux du terrain pendant des années et que vous décidez d’en réintroduire de nouveaux cinq ans après, la maladie sera encore présente dans le sol et les animaux seront contaminés à nouveau », explique M. Cossette.

On peut manger du cerf

Le président de l’Association des éleveurs de cerfs rouges du Québec veut rassurer les consommateurs de viande de cervidés. Il explique que le système de détection mis en place par l’industrie fonctionne. « Je suis moi même un consommateur », précise André Viau. Ce dernier explique que la maladie est détectable après la mort. La viande animale est donc vérifiée par un vétérinaire présent dans les boucheries autorisées. Il n’y a pas de viande contaminée en vente « légale » selon lui. Il conclut en disant que toutes les études démontrent qu’elle n’est pas transmissible à l’homme.

Avec Le Journal de Montréal

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